Survivalisme urbain et sans gros moyens

Peut être avez vous déjà eu la désagréable impression de sentir un désastre imminent tout en vous comportant comme si de rien était. Allongé dans un cocon chauffé par du gaz extrait à des milliers de kilomètres, alimenté en produits hyper-calorifiques grâce à une chaine logisitique complexe, distrait par des émmissions télés abrutissantes .... situation confortable, dans un sens, et pourtant vous sentez que quelque chose ne va pas. 

Desastre à venir ou pas, cette impression désagréable pourrait s'expliquer par un seul mot: 

Dépendance

Nous vivons dans un système composé d’une multitude sous-systèmes interdépendants. Les systèmes routiers, énergétiques, hydrauliques, agricoles, médicaux etc.. dépendent tous les uns des autres.

Les individus vivant dans ces sociétés complexes sont logiquement poussés à abandonner leur indépendance au profit de système mutualisés plus efficaces.

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La force d’un système interdépendant est cependant égale à celle de son sous-système le plus faible. La force de la plupart de nos sociétés modernes et donc aussi élevée que la capacité de leurs pompiers à atteindre un feu, de leur plomberie à fournir l’eau courante, de leur banque à financer l'économie ou de leur politiciens à prévoir l’avenir. Une seule de ces variables s’affaiblit et c’est tout le système qui est menacé, et donc la survie de ses membres.

Aujourd'hui, non seulement la structure n'est pas si infaillible qu'on peut le penser, mais la conjoncture n'augure rien de bon. Les pays developpés impriment de la monnaie à tour de bras, les dettes publiques et privées explosent, les prix des carburants et de la nourriture ne cessent de monter etc .... pas besoin d'avoir un prix Nobel d'économie pour comprendre que le système économique occidental est au bord du précipice. Dans cette perspective, il n'y a rien d'extrémiste à vouloir réduire sa dépendance au système.

Ce qu’on appelle survivalisme est en fait un ensemble de techniques, de connaissances et d’attitudes visant reconquérir un certain niveau d’indépendance.

Indépendance est le maitre mot. J’ai exposé les raisons a travers le système, la société etc … mais vous n'avez pas besoin d’attendre une catastrophe nucléaire, un raz de marais ou un effondrement économique pour tirer de grands bénéfices d’une préparation survivaliste.

 

Vie de tous les jours

Comme le dit le survivaliste Vol West « on a beaucoup plus de chance de devoir faire face à un accident de voiture qu’à une catastrophe nucléaire ». En cas d'accident de voiture donc, une personne respectueuse des codes de notre système attendra les pompiers dans un magnifique gilet jaune fluo. Cette dernière attitude est effectivement ce qu’il y a de mieux à faire …. si vous pouvez appeler les pompiers grâce a votre téléphone mobile grâce au réseau téléphonique, pompiers qui viendront grâce au pétrole de leur véhicules maintenus grâce à l’argent public etc etc  …. si un seul de tous ces paramètres déconne et qu’il y a des blessés graves c'est le cauchemar.
Un survivaliste sera préparé à cette éventualité en ayant un kit de premiers secours dans son coffre et des connaissances basiques de premiers soins.
Notons au passage qu'il n’y a aucune obligation, ni même encouragement du système à ce que vous disposiez d'un kit premier soins et sachiez comment et quand vous en servir. Le système vous encourage à être dépendant.   

La catastrophe nucléaire comme l'accident de voiture sont des situations dramatiques, mais le survivalisme donne aussi des clés d'adaption à des situations beaucoup plus agréables.

Exemple personnel, j’ai eu la chance un jour d’avoir à prêter un appartement à Paris, mais sans électricité, chauffage, meubles ni eau chaude … il y’avait juste l’eau froide. En moins d’une heure mon camp était monté (chauffage par bougie/réflecteur, isolation par carton, lumière par LED etc) et j’y ai passé tranquilement plusieurs semaines d’hivers et économiser beaucoup de sous.

Le survivalisme peut aussi prendre un tournant de pur loisir. J’ai toujours passé le plus de temps que je pouvais dans la nature : en randonnées et camping sauvage. L’indépendance et l’autonomie y sont les règles du jeu. Choisir un emplacement de bivouac, faire du feu, filtrer l'eau, s'isoler, lire le ciel .... du survivalisme ludique. 

 

Travailler ses aptitudes survivalistes est rarement un job à plein temps ou une obsession, c’est plutôt un agréable hobby (l'indépendance est source de fierté) qui peut déboucher sur d’autres activités ludiques (sport, stage de premier secours, couture...) et rendre de nombreux services dans la vie de tous les jours. Bref, il faut laisser aux médias et aux crétins l’image du parano prophète de l'apocalypse.

 
Survivalisme en ville et sans gros moyens

Il n’y a pas besoin de grand-chose pour être un « survivaliste ».

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De plus en plus de personnes en France s’intéressent au mouvement en se demandent avec angoisse comment être survivaliste sans pouvoir investir dans une Base Autonome Durable (BAD), 3 mois de formation à la survie ou un stock d’arme.

Ils existent différents degrés de préparation, forcement au plus ça monte au plus ça coute, mais les degrés de préparation les plus élevés ne sont pas forcément les plus utiles, ni mêmes les plus importants.

Vivre modestement dans un minuscule appartement en ville n'est pas un frein au survivalisme. Le manque d'espace et de moyens force à se concentrer sur la mobilité et sur l'essentiel niveau équipement. Ce sont des paramètres différents de ceux d'un riche survivaliste américain (plutot orienté sur le stockage et la défense) mais ils sont tout aussi important et peuvent s'averer décisifs dans certaines situations.

La survie en général depend de 3 principaux facteurs, dans l'ordre d'importance:

  • Adaptation : Savoir accepter la situation anormale et vouloir y faire face le plus longtemps possible ... c'est idiot mais dans les circonstances les plus extremes beaucoup de personnes n'acceptent pas la situation, ne veulent pas la voir, continue a l'analyser selon les modes de pensée "habituels" et prennent les pires décisions.  
  • Relations : Personne ne survit seul. Dans la vie comme dans la survie, les amis c'est primordial. Il y'a aussi beaucoup de réseaux survivalistes pour trouver des gens partageant certains intérets communs: Le trés actif Réseau Survivaliste Francophone par exemple.
  • Préparation : Mais la, tous les survivalistes seront d'accord ... tellement d'accord qu'ils risquent d'en oublier les deux premiers points.

La bonne nouvelle c'est que les deux premiers points sont gratuits ! 

Concernant la préparation, le survivaliste urbain va devoir se concentrer sur son plan et les premiers niveaux de préparation, ce sont les moins chers et les plus utiles. En cas de coup dur il sera bien mieux préparé que l'immense majorité de la population.

 

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