exploration

Exploration

Le titre de ce billet peut sembler prétentieux tant il ne reste plus grand chose à explorer. Ceci dit, en cherchant bien, parfois longtemps, on peut finir par se trouver des endroits sauvages où espérer être un peu tranquille. Attention, je ne parle pas des parcs nationaux, je parle d'exploration de zones "non développées". 

Pour ne pas perdre trop de temps, il peut être interessant de suivre une méthode. Voici la mienne, surtout pour les USA et Canada mais j'imagine que ça peut fonctionner pour l'Europe. J'utilise dans cet ordre: 

  1. Repérage Google Map: Chercher une zone à peu près sauvage sur Google Map, en général, là où il n'y a pas de routes. Il est utile de se créer un profil Google, pour créer des cartes personnalisées (avec routes, notes, icones etc ..) et les partager. 
     
  2. Etude sur Google Satellite : Pas Google Earth, mais l'option "vue satellite" depuis Google Map, cela permet de passer rapidement d'une vue à l'autre en gardant ses cartes personalisées. La vue satellite permet de vérifier que la zone est sauvage en repérant les éventuels bâtiments, routes invisibles etc .. et de repérer de possible voies d’accès (piste, rivière, lacs, ligne HT). Activer l'option "photo" permet de voir si certaines personnes y sont déjà aller et à quoi ressemble le terrain. Voilà un exemple d'une carte personalisée .
     
  3. Etude sur Bing: Google Map n'aura peut être pas la carte de la zone qui vous interesse à jour, dans ce cas, vous pouvez essayer avec Bing qui aura peut être une meilleure carte. Dans tous les cas, ça vaut toujours la peine de double checker sur Bing (photo d'hivers, plus récente etc ..).
     
  4. Vérification sur une carte Topo : qui apportera des informations factuelles sur la nature du terrain, la présence de bâtiments, les voies d’accès, les zones inondées ou marécageuses. Vous pouvez les acheter ou regarder sur un site internet. Pour le Canada il est utile de vérifier si la zone est considéré comme "crown land", le website officielle (trés mauvais) est ici
     
  5. Recherche Google : Si vous avez repéré un lac par exemple, taper son nom dans Google avec le nom de la région. Si ca ne donne rien, taper le nom du lac avec le nom de la route la plus proche. Utilisez les guillemets et les +. Par exemple: "Perch Lake" +"Flinter road". Quand il n'y a pas d'informations disponibles, c'est plutôt bon signe :-). Si la zone est privée et exploitée par une société, des infos remonteront. Si la zone appartient à une société minière ou un organisme quelconque, il est probable qu'ils se fichent des intrusions. Si c'est une zone exploitée pour la pêche et la chasse touristique ... mieux vaut éviter.  
     
  6. Reconnaissance de terrain avec équipement léger (jumelles, appareils photos et des cartes imprimées et notées) pour tester les accès et évaluer les besoins pour l'exploration. C'est aussi le moment d'interroger les locaux (vous connaissez cet endroit ? est ce une propriété privée ? est ce que les rangers y passent ? quand ?).
    Un GPS peut aider, généralement c'est suffisant (les vrais coins sauvages sont rarement trés grands).
    Vous pouvez utiliser votre smartphone avec Google Map en direct ou mieux, utiliser une application. Personnellement, j'utilise ViewRanger sur Iphone (mémoire cache réglable, téléchargement de zone, differentes cartes, prix trés trés abordable, fonctions de navigation etc ...). So far, c'est l'application parfaite.
     
  7. Exploration ! avec équipement plus lourd et durée plus longue. On est toujours récompensé.


Pour les Français qui veulent des zones sauvages hors parcs nationaux.... je crois qu'il ne reste plus qu'à prendre l'avion. Google Map, ça permet de se rendre compte a quel point les humains ont colonisé la plupart des zones habitables. Ceci dit, cette même méthode marche trés bien pour l’exploration urbaine (pas besoin de cartes topo).

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site